Citoyennes et citoyens du monde
Ce vendredi 4 avril au Tribunal Administratif de Nice, la famille Dachaev, déboutée du droit d’asile, est convoquée pour une « obligation de quitter le territoire français ». Ils ont trois
enfants, scolarisés, ont des promesses d’embauche, parlent le français et répondent aux critères de la circulaire Sarkozy. Un retour en Tchéchénie les mettrait en grand péril. Qu’importe ! Le
Ministère de monsieur Hortefeux a son quota de 26000 expulsions à remplir. Citoyens du monde, nous sommes aux côtés des Dachaev. (1)
En ces tous derniers jours de mars, la Cour d’Appel fédérale américaine vient d’annuler la condamnation à mort de Mumia Abu Jamal, confirmant que le procès de 1982 était entaché de racisme.
Citoyens du monde, nous sommes à ses côtés depuis le début contre la peine de mort et contre l’injustice. Mumia doit maintenant pouvoir ouvrir une nouvelle page de son combat pour faire la preuve
de son innocence.
En ces tous premiers jours d’avril, les autorités françaises accélèrent leur alignement sur le pire de la politique atlantiste, envoi de troupe sans vote du Parlement en Afghanistan,
réintégration dans l’OTAN, infléchissement de la doctrine militaire dans son insertion dans la vision américaine de la « guerre contre le terrorisme » et le « choc des civilisations ». Pour la
paix, un véritable multilatéralisme dans les relations internationales, un autre rôle de la France et de l’Europe dans le monde, comme citoyens du monde, cette politique là, ruineuse et
dangereuse, n’est pas la notre.
En Palestine, expulsions, confiscations, destructions se poursuivent massivement contre un peuple sans Etat et sans droits. Au mépris de 40 ans de résolutions internationales de l’ONU. Citoyens
du monde, nous sommes solidaire du peuple Palestinien, dont la souffrance est par trop banalisée par l’habitude des médias de considérer le conflit comme insoluble.
Et comme citoyens du monde, du Tibet à la libération d’Ingrid Bettancourt, contre la répression, pour la dignité, les droits, le respect des libertés individuelles et collectives, nous
agissons.
C’est notre « mondialisation à nous », celle qui dit que la « liberté de circulation » ne doit pas être l’apanage des capitaux ! Celle de la solidarité avec ces 23 travailleurs saisonniers
étrangers des Bouches du Rhône qui viennent enfin de se voir reconnaître, parfois au bout de 15 à 20 ans d’exploitation, le droit à une « autorisation provisoire de séjour », les reconnaissants
enfin comme travailleurs permanents. Celle qui nous rend partie prenante de la manifestation syndicale européenne du 5 avril, à l’initiative de la CES, à Ljubljana en Slovénie, pour les salaires.
Celle qui nous fait participer à des rassemblements à l’initiative du collectif « Uni-e-s contre l’immigration jetable », pour l’égalité et la solidarité, ce même 5 avril (2). Pour cet internationalisme de notre temps qui fait du communisme au présent.
Jean Paul Duparc
(1) rendez vous au Tribunal Administratif de Nice à partir de 9h
(2) pour les Alpes Maritimes, rendez vous place Massena à 15h
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