Moins d’un an après que monsieur Estrosi ait été élu député de la cinquième circonscription, les électeurs sont à nouveau appelés à voter les 18 et 25 mai prochains pour élire un
député. Ce nouveau vote a été décidé et imposé par le nouveau maire de Nice, qui est bien sûr candidat.
Un constat s’impose : le suffrage universel est un acte démocratique fort, important et essentiel. C’est un pilier de notre république. Nous ne pouvons pas accepter que l’on banalise à ce point
les élections destinées à élire nos représentants et non à satisfaire une quête frénétique de mandats et des pouvoirs.
Christian Estrosi est élu pour cinq an en juin 2007. Nommé ministre, c’est son suppléant Charles- Ange Ginésy qui prend sa place de député. Le 16 mars dernier l’ex-député a été élu, non sans mal,
maire de Nice. Il a aussitôt démissionné de son poste ministériel.
Il est parvenu, grâce à un recours bien venu, à conserver pour un temps la présidence du Conseil Général. Puis il vient d’être élu président de la CANCA.
Et voilà que maintenant, le fan de Napoléon III a décidé de retrouver son poste parlementaire. En bon soldat, Monsieur Ginésy s’exécute et démissionne pour laisser la place à son mentor.
Comment peut-on avoir si peu de respect pour les électrices et les électeurs ? Ce n’est pas l’amélioration des conditions de vie des habitants de notre département qui préoccupe notre ex-ministre
et qui le pousse à rejoindre les bancs de l’assemblée nationale, mais plutôt le goût du pouvoir.
Des échanges ont eu lieu entre les communistes et des progressistes face à cette échéance imposée, deux opinions se sont dégagées.
- D’une part la volonté avec cette élection d’exprimer la colère et le mécontentement à l’égard de ce gouvernement et de sa politique de régression sociale. Volonté aussi de manifester ce
sentiment que localement comme nationalement tout n’est pas permis.
- D’autre part s’est dégagée aussi, une volonté de boycotter ce scrutin pour convenance personnelle qui traduit un véritable mépris à l’égard du suffrage universel. Ce pourrait-être la
position des communistes si le refus de participer et de cautionner ce scrutin est partagé par l’ensemble des forces de gauche.
Et dans tous les cas de figures les communistes mènerons campagne pour faire de ce scrutin pour convenance personnelle un moment privilégié pour dénoncer la politique de régression sociale
que met en œuvre Sarkozy et que soutien activement C. Estrosi.
Et nous avons un candidat, Ghislain GIANNO, enseignant et militant syndical, qui dans la période présente de démantèlement des politiques publiques est lié aux luttes en cours et porteur de
cette exigence de rupture avec la soumission aux marchés financiers.
Nice le 23 avril 2008
Fédération des Alpes-Maritimes du
Parti Communiste Français
Commentaires