Mercredi 30 avril 2008

Délibération 1.12: adhésion de la ville de Nice au pôle de compétitivité "capénergie"


Monsieur le Maire, monsieur le premier adjoint,


Les pôles de compétitivité ont vocation à faciliter le passage des résultats de recherche à des développements industriels en rapprochant les laboratoires de recherche, les établissements d’enseignement supérieur et les industriels. La relance d’une politique industrielle en France passe bien par l’émergence de tels projets collaboratifs de R et D.

  • Pourtant, bien que ce pôle « Capénergie » regroupe aujourd’hui près de 300 membres, acteurs de la recherche, de la formation et de l’industrie, dont une forte majorité de PME-PMI, le déséquilibre entre les grands groupes de ce pôle -(Air liquide, Alsthom, Areva, Cari, Comex nucléaire, Comp Nat du Rhone, Dalkia, Edf, Gdf,Eiffel, Powéo, Siemens, Smeg, Soc canal Provence, Suez, Véolia- )et lesPME/PMI dans l’accès aux financements publics de projets portés bien souvent par ces grands groupes,, constitue toujours un risque non négligeable d’échec du dispositif,(ce sont souvent d’ailleurs les mêmes grands groupes que l’on retrouve dans les différents pôles).

Ce point est d’autant plus problématique que, dans beaucoup de régions, la mise en place des pôles n’a pas constitué un rempart aux restructurations au sein de ces groupes (fermeture de Gandrange en Lorraine alors qu’Arcelor est un des principaux fondateurs du pôle MIPI en Lorraine, Altis (Systém@tic) en Ile de France, Airbus (AESE) en Midi Pyrénées et Aquitaine, Alcatel (Images & Réseaux) en Bretagne etc.

 

Les PME/PMI se retrouvant tributaires d’un grand groupe, ça nous amène au cas d’Airbus, avec la catastrophe pour les sous-traitants …

 


  • La place de la Ville de Nice est -elle bien aux côtés de ces grands groupes ?

Récemment, La journée de sensibilisation des enfants niçois à la gestion de l’eau a été faite par la Ville de Nice en partenariat avec Véolia,

En faisant ceci, vous êtiez loin des préoccupations sociales,de nos concitoyens, loin des engagements écologiques, parce que la protection de la ressource, de la biodiversité et de la santé, le principe de précaution exige de ne pas déléguer la gestion de l’eau et de favoriser l’implication citoyenne  et loin de la solidarité internationale, parce que les peuples qui luttent pour maîtriser la gestion de leurs ressources trouveraient, face aux multinationales françaises de l’eau, un point d’appui dans le retour de l’eau en France même ,dans le service Public. Une étude montre que dans les pôles de compétitivité, la plupart des agglomérations définissent un ensemble de critères pour choisir les projets qu'elles souhaitent subventionner : par exemple le niveau de participation des autres acteurs publics, les retombées en termes d'emplois attendus des projets de R&D, le lien avec la stratégie de développement local de l'agglomération, la participation de PME du territoire ou encore l'intérêt technologique du projet.(quels sont les critères de la Ville de Nice?)

  • De plus, Les salariés et les organisations syndicales n’ont aucun droit de regard sur la "gouvernance" des pôles de compétitivité. Des entreprises risquent de ne participer aux pôles que pour pomper l’argent public et la recherche publique sans contrepartie pour la société ou pour l’emploi.

  • Des financements publics trés importants, de l'ordre aujourd'hui de 800 millions d'euros. Or, Dans les projets du pôle retenus pour financement public, je n'ai pas trouvé ce qui pourrait concerner la ville de Nice, comme Mr Ciotti a bien voulu le dire. En effet, ce pôle concerne des projets innovants et non pas des projets industriels existants et ces projets innovants concernent surtout la Canca, comme l'exemple ci-dessous le montre!!(qui permettrait enfin à la Canca de s'associer à un projet d'extinction à terme de l'usine d'incinération de l'Ariane qui pollue notre ville depuis 35 ans sans que les autorités locales n'y aient rien fait!)

Tous ces éléments font que les élus communistes s'abstiendront sur cette délibération.

Domaine Bio masse, production de bio gaz;

Nom :  Mise au point d'un procédé de valorisation de déchets organiques à hautes teneurs minérales. (boues de stations d'épuration et autres déchets)


ACRONYME : PROVALDOM


Nature/Objectif :


Dans le cadre de la valorisation de boues et d'un procédé en particulier, la gazéification, ce projet a pour but de dimensionner, construire et mettre au point une installation pilote de gazéification de boues de STEP mais aussi quantifier et qualifier tous les rejets : gazeux et résidus solides. La gazéification apparaît comme un procédé complémentaire aux procédés de traitement existants efficace et assurant un traitement thermique poussé : destruction de risque pathogène, valorisation, implantation sur site...En effet, la gazéification possède cette particularité de ne générer que des résidus principalement inorganiques. Cette étude est rendue possible grâce a l'association de deux laboratoires dans des thématiques très éloignées mais qui partagent leurs compétences au niveau des déchets et de deux partenaires industriels du domaine de l'environnement et du développement durant. Ainsi, nous souhaitons positionner cette étude de façon à ce qu'elle apporte des réponses claires quant à la viabilité des procédés de gazéification en traitement de déchets comparativement à ses procédés concurrents.


Porteur : CNRS / Université Paul Cézanne


Partenaires :


-CNRS DR 12

-G2C – Environnement

-CONEXIA


-Une autre exemple, le bioéthanol, comme carburant pour la mini-cogénération d’électricité

 

Nom : Utilisation du bioéthanol comme carburant alternatif des piles à combustibles


ACRONYME : BIO PAC2


Nature/Objectif :


La mise en œuvre de la directive européenne sur les biocarburants va entraîner une forte croissance de la filière bioéthanol, dont l’usage actuel en France est limité à la production d’ETBE, destiné au pool essence. Un autre usage de l’éthanol pourrait être son utilisation en tant que carburant alternatif des piles à combustible, via sa conversion en hydrogène. Parmi les différentes applications envisagées pour les piles à combustible, le marché de la mini-cogénération semble le plus accessible d’un point de vue technique et économique et bénéficie d’un soutien de l’Europe, qui devrait favoriser la croissance de ce marché dans le secteur de la production d’électricité. L’objectif de cette deuxième phase du projet BioPAC est de démontrer la faisabilité technique et économique de l’usage du bioéthanol comme carburant alternatif des piles à combustibles de type PEM, pour des applications stationnaires de production décentralisée d’électricité, en visant le marché de la mini-cogénération. A cet effet, un prototype de 5kWe intégrant le générateur d’hydrogène couplé à une PAC de type PEM sera réalisé et qualifié.

 


Porteur : HELION, filiale d’AREVA

Partenaires :

Institut Français du Pétrole (IFP)!!!

CNRS-LACCO

CNRS-IRC*


ajouter un commentaire commentaires (0)   

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

La bourse ou la vie

La presse




 

Contact - C.G.U. - Signaler un abus