Monsieur le Préfet,
J’ai eu connaissance et j’ai prêté attention au texte de votre intervention lors des 2èmes Assises du logement pour actifs des Alpes-Maritimes, s’agissant d’un enjeu que tous s’accordent à
identifier comme essentiel pour les perspectives futures de notre département.
J’ai noté avec intérêt que vous mettiez l’accent sur l’aspect global du problème, ne concernant pas que les seuls actifs. Vous soulignez les graves carences existantes en la matière dans ce
département qui détient le triste privilège d’être celui de France où l’écart entre le revenu moyen des ménages et le prix du mètre carré est le plus élevé.
Vous avez également rappelé l’ensemble des dispositions légales existantes et des leviers d’action aujourd’hui afin de mettre en œuvre une politique qui s’attache enfin à satisfaire pour tous nos
habitants un droit fondamental, celui d’avoir un logement décent à un prix raisonnable.
Si je ne peux que souscrire à l’ensemble des intentions que vous affirmez, pour qu’elles n’en restent pas au simple niveau des déclarations, il me semble nécessaire que la volonté politique que
vous exprimez se traduisent par des actes concrets :
Nous avons eu, avec mes collègues du groupe communiste, l’occasion, dans notre collectivité de formuler des propositions précises en la matière, soit consacrer la croissance annuelle des droits
de mutation au logement social et bonifier les taux de subvention envers les communes qui, par contrat et à travers leurs documents d’urbanisme, s’engagent à atteindre en l’espace de 5 années le
taux de 20% de logements sociaux sur leur territoire.
Pour ce qui est de l’Etat, et puisque vous en avez fait mention dans votre intervention, l’application plus résolue des dispositions de la loi S.R.U. envers les communes ne respectant pas les
objectifs fixés en matière de production de logements sociaux, une revalorisation significative
( de 15 à 20 % ) des aides à la réhabilitation et l’inventaire des disponibilités foncières de l’Etat pour la réalisation de programmes d’habitat social constitueraient sans nul doute des
éléments forts accréditant cette volonté politique. Cet inventaire peut-il nous être communiqué et, d’ores et déjà, quels sont les terrains que l’Etat pourrait disponibiliser pour les communes
afin de mettre en œuvre des programmes de logements sociaux ?
L’Etat peut et doit jouer un rôle moteur dans un domaine sinistré dans les Alpes-Maritimes qui obère aujourd’hui gravement les perspectives de leur développement mais aussi la qualité de vie de
trop de nos concitoyens.
Je veux croire, en m’appuyant sur le teneur de vos propos lors de ces Assises, que vous aurez à cœur de leur donner dans les meilleurs délais une traduction concrète qui autorise tous les
habitants de notre département à espérer un changement de cap indispensable pour répondre aux besoins du présent et aux enjeux de l’avenir.
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