Fédération des
Alpes-Maritimes
|
|
Mobilisation contre la réforme des retraites
26 - 27 juin - Colline du Château - Nice
| Août 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | 31 | |||||||||
|
||||||||||
M. Mangiapan, grand « cumulard » : les élus peuvent-ils être partout ?
La dernière élection cantonale du 16 Mars a vu M. Mangiapan regagner son siège de conseiller général du 6ieme canton de Nice. Candidate dans ce canton, je n’avais eu de cesse de dénoncer ses cumuls de mandats qui ne pouvaient que nuire à l’intérêt général des électeurs de ce canton.
M. Mangiapan habitant loin, très loin de son canton, et se présentant à la municipalité de Villefranche, avait déjà la ferme intention de prendre la place du maire M. Grosgogeat dans les deux années suivantes. Il l’avoue d’ailleurs clairement aujourd’hui « il a toujours été clair entre nous qu’il [le maire] passerait la main dans un an ou deux. Il était clair pour tout le monde que je lui succéderais à ce moment là. »(Nice-Matin du 04 Aout 08).
De plus, Conseiller Régional, il se proposait donc, à l’époque de cumuler au moins trois mandats électifs, plus celui de conseiller communautaire ; il y a réussi. Est-ce la chasse à l’indemnité ou la recherche de l’efficacité qui le motive ? En l’occurrence, pour M. Mangiapan, aucune complémentarité entre un mandat de premier adjoint (ou maire) d’une ville de 8000 habitants (Villefranche) et celui de conseiller général d’un des cantons les plus peuplés de Nice, comprenant le quartier populaire de Pasteur et celui de Jeanne d’Arc. Comment peut-on moderniser la vie politique et faciliter l’accès des fonctions électives au plus grand nombre, si on ne s’attaque pas à un tel cumul ? Sur la Ville de Nice, une seule femme élue pour quatorze cantons, et lors de la campagne du sixième canton, j’étais la seule femme sur huit candidat(e)s.
M. Estrosi est bien placé pour répondre à cette question, lui qui fait partie des 90% de parlementaires qui cumulent. Avec une particularité : ce n’est pas deux, voire trois mandats, mais …quatre !
Et en plus, les Assedic ?…
On apprend donc aujourd’hui, à l’occasion de l’ouverture de l’enquête par Eric de Montgolfier que M. Mangiapan aurait aussi perçu, en plus de ses indemnités d’élu (qui ne se montent « que »à 6742 euros bruts mensuels, tout cumulé, selon nos calculs), d’éventuelles indemnités Assedic : Il justifie cela par l’affiliation à la « sécu ». Comment un ancien militaire de carrière, puis de réserve n’aurait-il pas droit à une retraite, qui, elle même lui donne droit à la « sécu »? De plus, ses indemnités d’élu, donnent lieu à cotisations retraites et retraite complémentaire, et « sécu », si besoin est. M. Mangiapan dévoile ainsi quelle conception de la politique le motive, les électeurs jugeront…
Emmanuelle Gaziello, conseillère Municipale PCF de Nice.
Commentaires