Samedi 14 février 2009
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Communiqué d'Eliane GUIGO,
Conseillère régionale siégeant au CDEN et Jacques VICTOR, Conseiller général siégeant au CDEN
Le Conseil Départemental de l’Education Nationale vient de voter, ce matin contre la carte scolaire 2009 (parents d’élèves, personnels, associations, élus). Seuls les représentants de l’Etat
(inspecteur d’académie) et du Président du Conseil Général ont voté pour. Par ailleurs, sur la sectorisation des collèges, l’abstention a été massive.
Il est annoncé dans l’Académie de Nice, 110 suppressions de postes dans le 1er degré et 120 dans le second degré Dans les Alpes Maritimes 55 postes seront supprimés dans les écoles. Parmi eux 23
postes des réseaux d’aide aux enfants en difficultés disparaitront.
Des suppressions de postes auront lieu dans les zones d’éducation prioritaires. Ce sont les jeunes qui ont le plus besoin du service public qui sont spoliés dans leur droit à l’éducation.
Partout, la qualité de l’enseignement est remise en cause s’accompagnant de la souffrance des jeunes et des familles.
Pas de places en maternelle, classes surchargées, enseignement professionnel rabougri, maîtres non remplacés, nous assistons à une véritable saignée de toute la communauté éducative (encadrement,
surveillants, conseillers, personnels de santé, ouvriers, administratifs qui font du lien et assurent une présence adulte dans les établissements scolaires).
L’Académie de Nice est toujours dernière pour son taux d’encadrement, juste avant les DOM-TOM aujourd’hui dans une situation sociale qui pousse la population au désespoir mais aussi à la
lutte.
Pour les uns c’est la mise en œuvre du bouclier fiscal qui a abouti à rembourser 500 millions d’euros aux plus privilégies. Pour les banques et l’industrie, l’Etat a su trouver des centaines de
milliards d’euros.
Pour les jeunes en cette année du 20ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant, c’est :
· Le droit à l’éducation remis en cause
· Le droit au logement inaccessible
· Le droit à la santé privatisé avec la pédiatrie publique du CHU bradée
· Le droit aux loisirs sabordé avec les associations de jeunesse confrontées à une baisse des crédits de l’état de 25 %
· Le droit aux sports menacé par le projet de loi Cochet visant à privatiser les activités physiques et sportives
Notre pays, 5ème puissance mondiale, peut et doit assurer des services publics indispensables à la population et aux jeunes, partout et pour tous.
Avec les personnels, les jeunes, les parents, les associations de jeunesse nous exigeons :
· L’arrêt immédiat des suppressions de postes dans les services publics dont celui de l’Education ;
· Un plan de rattrapage de notre Académie.
Nice, le 13 février 2009
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