Ces élections régionales sont cruciales. C’est l’unique rendez-vous électoral de grande ampleur avant 2012. Nicolas Sarkozy et sa bande du Fouquet’s le savent bien. Eux vont aller voter en famille le 14 mars ! Ils savent que mettre un bulletin dans l’urne, c’est protéger leur bande, c’est défendre leur pouvoir et leur fortune ! C’est le moment de rassembler nos forces et de leur mettre une bonne gauche.  

Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 22:36
Pour la première fois dans l’histoire de la 5ème République, le Président de la République s’exprimait devant les parlementaires réunis en Congrès. L’intervention de Nicolas Sarkozy annonce l’aggravation d’une politique dont les français n’ont déjà que trop souffert.

Il a d’abord été extrêmement choquant de voir le chef d’une droite, pourtant aux affaires depuis 2002, s’exonérer de toute responsabilité dans la situation économique et sociale du pays. Il en est pourtant le premier responsable. Quel aveu d’échec ; quand la parole présidentielle fait l’impasse sur les deux principaux sujets de préoccupations des français que sont l’emploi et le pouvoir d’achat.

Comme à son habitude, Nicolas Sarkozy a d’autant plus rendu hommage au modèle français qu’il a annoncé une nouvelle étape de sa démolition. Il parle régulation et protection pour mieux dissimuler la poursuite d’une politique libérale au service des logiques capitalistes.

En parlant de « niches sociales » et de « ceux qui sont à charge », il transforme les principales victimes de la crise en coupables. Une formule résume parfaitement cette vision d’une société où « les actionnaires doivent être justement rémunérés, et les salariés justement considérés », ce qui explique que le silence présidentiel sur les salaires et la redistribution des richesses.
Concernant la retraite, la manipulation est grossière. Il veut amadouer le mouvement social. D’une main, une concertation est proposée, où toutes les pistes resteraient ouvertes, mais de l’autre, il ne reste plus grand suspense quand les trois seuls pistes évoquées sont l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité.
Le chef de l’Etat a pris moins de précaution pour attaquer frontalement les collectivités, qui réalisent pourtant 70% des investissements publics et doivent faire face à un désengagement accéléré de l’Etat.

Quant à l’Etat lui même, il veut faire débattre de ses priorités tout en programmant son effacement. Pour preuve, il persiste et signe dans l’organisation du plus grand plan social : celui de la fonction publique.

Voilà, les principales orientations de la droite pour les prochains mois. Nicolas Sarkozy était en meeting à Versailles.

Parti communiste français
Paris, le 22 juin 2009.

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