Jeudi 25 juin 2009
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Communiqué groupe Communiste Républicain et Citoyen et des Sénateurs du Parti de Gauche
(CRC-SPG)
"Avant de quitter la rue de Grenelle, Xavier Darcos se targue, dans un entretien à La Tribune paru ce matin, de faire de l’éducation nationale le plus gros pourvoyeur de suppressions de postes
dans la fonction publique en 2010.
Ainsi, ce sont 16 000 postes, dont 14 000 d’enseignants stagiaires et 600 d’agents administratifs, qui seront ainsi « économisés ».
Le ministre affirme que cette politique ne dégradera en rien l’offre éducative. C’est faux.
La suppression des enseignants stagiaires aura en effet deux conséquences immédiates. D’une part, sur la formation continue des enseignants : en effet ce sont les enseignants stagiaires qui
assurent le remplacement des enseignants titulaires lorsqu’ils sont en formation. D’autre part, la « mastérisation » s’accompagnera bien de la disparition de l’actuelle année de formation en
alternance.
Par ailleurs, ce nouveau tournant de rigueur imposé à l’éducation nationale pourrait bien sonner le glas de l’enseignement agricole public. Pourtant, cet enseignement est souvent une voie de
réussite pour des jeunes en situation d’échec scolaire et répond à la diversité des territoires.
Une fois de plus, c’est le grand écart entre les paroles et les actes de la majorité.
Depuis 2008, ce sont plus de 40 000 postes qui ont été supprimés.
Le nouveau ministre, Luc Chatel, a d’ores et déjà confirmé la poursuite de cette politique de rigueur budgétaire dramatique pour l’école.
Ce n’est pas ainsi qu’on fera reculer les inégalités à l’école. L’école a tout au contraire besoin de moyens, de formation, de qualifications reconnues et de statut revalorisé pour ses
personnels."
Brigitte Gonthier-Maurin - 25 Juin 2009
80 000 : c’est le nombre de suppression de postes
qui a été programmé par le gouvernement
entre 2007 et 2012 dans l’EDUCATION
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