<![CDATA[Le blog de la fédération des Alpes-Maritimes]]> http://www.pcf06.com/ fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Fichier EDVIGE : le PCF demande que le Parlement soit saisi]]> http://www.pcf06.com/article-21264768.html
Devant la gravité d’une telle décision qui, outre le fichage des mineurs, permettra de centraliser des informations sur des personnalités élues ou appartenant au monde syndical ou associatif, le Parti communiste français demande que le Parlement soit saisi de l’état actuel du système de renseignement afin que soient évaluées leur pertinence et les atteintes aux libertés qu’il génère.

Parti communiste français

Jeudi 3 juillet 2008


Pour obtenir l’abandon du fichier Edvige :
signer la pétition en ligne


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Tue, 15 Jul 2008 23:38:00 +0200 http://www.pcf06.com/article-21264768.html
<![CDATA[Privatisation de la poste]]> http://www.pcf06.com/article-21264681.html
Communiqué de presse
Groupe Communiste et partenaires de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur   



La Poste est en danger. Le gouvernement est décidé à faire entrer des capitaux privés pour « moderniser » ce service public de proximité, essentiel à notre pays.
Sans concertation ni même information préalable des salariés de l’entreprise – c’est par la presse que ce projet a été dévoilé – on apprend que la logique de service public postal doit désormais être soumise aux lois du marché, de la rentabilité financière.

La disparition programmée des petits bureaux de poste, en milieu rural et dans les périphéries des agglomérations en serait accélérée, au mépris de l’aménagement du territoire et du lien social. Les statuts des personnels seraient définitivement démantelés pour davantage de précarité, accompagnée de milliers de suppressions d’emplois.

Nous ne laisserons pas faire. Les élus communistes et partenaires de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur tiennent à assurer de leur soutien solidaire les salariés de la Poste et exigent du gouvernement qu’il renonce à ce projet.

  • Ils prendront des initiatives en ce sens, auprès du parlement, du gouvernement, des maires des communes désertées par les services postaux, des usagers, pour enrayer cette démarche.
  • Ils feront des propositions pour une vraie modernisation de la Poste, conforme aux besoins des usagers, compatible avec un vrai statut pour ses personnels, qui réponde à ses missions de service public de proximité par un maillage intelligent de tout le territoire.   

Marseille le 11 juillet 2008
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Tue, 15 Jul 2008 23:35:00 +0200 http://www.pcf06.com/article-21264681.html
<![CDATA[FLIREY:intervention d'Emmanuelle Gaziello]]> http://www.pcf06.com/article-21220259.html Intervention d’Emmanuelle Gaziello, au conseil municipal du 11 Juillet 08   Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint Vous n’êtes pas sans savoir que FLIREY n’est pas seulement «  le théatre au cours des 18 premiers mois de conflit 14/18, de combats particulièrement violents et destructeurs où de très nombreux niçois furent tués. »_ Mais qu’il est aussi le symbole d’un véritable gâchis, humain bien sûr, mais aussi et surtout moral et idéologique. Car, en plus d’une boucherie innommable pour absolument rien, des généraux firent tourner les fusils contre leurs propres compatriotes, ici, à Flirey, au lendemain des trois jours d’Avril 1915 des combats qui firent 600 morts en trois jours pour prendre et reprendre la même tranchée ! Flirey, c’est aussi les premiers « fusillés pour l’exemple » de cette sauvagerie !:     Je cite :les fusillés de Flirey: "le 19 Avril 1915,la 5e compagnie du 2e bataillon du 63e régiment a refusé de monter à l'assaut de la crête de Mort-Mare. Par trois fois déjà, les 4, 5 et 6 avril, des attaques ont été lancées contre ce bois tenu par les Allemands et se sont soldées par 600 morts. Exténuée, la compagnie a été désignée par tirage au sort pour une nouvelle tentative. Elle se rebiffe. Furieux, le général Delétoile ordonne que les 250 soldats passent en cour martiale. Après l'intervention d'autres officiers, cinq hommes sont désignés et comparaissent dès le 19, pour une parodie de procès. L'un d'eux est acquitté. Les quatre autres sont exécutés. Ils seront réhabilités en 1934. Les fusillés de Flirey s'ajoutent à ceux de Vingré, Fontenoy, Fleury, Mouilly, Montauville... En quatre ans, 2 400 "poilus" auront été condamnés à mort et 600 exécutés, les autres voyant leur peine commuée en travaux forcés. Beaucoup ont été rétablis dans leur honneur dans les années 1920 ou 1930. "   Je propose donc que la Ville spécifie dans cette délibération  que lors de la cérémonie des 13 et 14 Septembre, lecture soit faite de lettres de poilus que je détiens montrant cette innommable boucherie, Celle de L. E. du 157ème Régiment d’Infanterie. 11° compagnie et celle qu’un instituteur varois de 21 ans , a écrite à sa famille  à Six-Fours (appartenant au 163 ieme RI composé essentiellement d’hommes de notre région ) Mais aussi et surtout, que la ville fasse éditer à cette occasion la photo des fusillés de Flirey qui est un document unique sur 14-18 . "Il n'existe aucune autre photographie d'une exécution pour l'exemple", assurent Marc Combier et Nicolas Meaux, coauteurs de » Regard de soldat, la Grande Guerre vue par l'artilleur Jean Combier. » un livre, fort de quelque 200 illustrations d'époque. Le cliché a été pris par Jean Combier, le 20 avril 1915, à Flirey (Meurthe-et-Moselle), sans doute en cachette, depuis une maison en ruines. Une longue enquête sur le terrain et dans les archives, conduite avec le concours de trois historiens, a ensuite permis d'identifier la date et le lieu de la photo, d'en vérifier également l'authenticité et la valeur historique. Monsieur  le maire, Monsieur  l'Adjoint,  la réhabilitation dans la mémoire de la nation  des victimes des tribunaux de la guerre de 14 ne saurait , au bout de 90 ans attendre encore!
 
  N.B à titre d'information, ci dessous un article de la LDH daté du 29 Juin dernier intitulé : « justice pour les victimes des tribunaux militaires de la guerre de 14 » par Gilles Manceron qui appelle les citoyens et historiens à la vigilance quant à la volonté du Président de la république de réhabiliter les 2400 condamnés français par les tribunaux militaires,  pour les 90 ans de l'armistice de 1918.(voir surtout la fin)

Emmanuelle Gaziello   « justice pour les victimes des tribunaux militaires de la guerre de 14 » par Gilles Manceron
 article de la rubrique histoire et colonies > histoire de France
date de publication : dimanche 29 juin 2008


Durant la guerre de 14/18, la LDH a lutté contre les erreurs judiciaires et contre les exécutions ; depuis cette guerre elle se bat pour obtenir la réhabilitation des condamnés . Voici l’intervention de Gilles Manceron au nom de la Ligue des droits de l’Homme, lors du rassemblement organisé à Craonne, le 17 mai 2008, par la Libre Pensée, l’ARAC, la LDH et l’Union pacifiste de France, sur le thème de la réhabilitation des “ fusillés pour l’exemple ”.     Anciens combattants de l’ARAC à Craonne, le 17 mai 2008 (© Fédération nationale de la libre pensée) Le combat pour la réhabilitation des soldats fusillés pendant la Grande guerre est un combat que la Ligue des droits de l’Homme a porté pendant tout l’entre-deux-guerres, en lien avec les familles des condamnés et les associations d’anciens combattants. Cela a même été son second grand combat fondateur, après l’affaire Dreyfus. Elle a fait adopter plusieurs lois qui ont permis d’obtenir, dès 1921, la réhabilitation de certains fusillés, puis, l’installation en 1932 d’une cour spéciale de révision qui a permis de lever, jusqu’en 1935, plusieurs dizaines de condamnations. Mais, dans la mesure où les réhabilitations de l’entre-deux-guerres n’ont pas été complètes, c’est tout naturellement, qu’elle se retrouve aujourd’hui dans ce mouvement qui réclame, encore une fois, la vérité et la justice. La différence avec les autres pays Tous les pays belligérants de la Première guerre mondiale ont instauré des conseils de guerre. Les pays de l’Entente ont à eux seuls condamné à mort et exécuté de manière expéditive plus de 1 700 de leurs soldats. Plus de 600 dans l’armée française, environ 350 dans l’armée anglaise, 750 dans l’armée italienne et des centaines dans l’armée russe. Seules les Australiens refusèrent l’exécution de leurs soldats ; dans l’armée américaine, si on a condamné à mort, c’était seulement pour des crimes de droit commun et non pour désertion. Dans le camp des Puissances centrales, le chiffre officiel de 48 exécutions dans l’armée allemande est, d’après tous les historiens, sous-estimé ; et les tribunaux militaires austro-hongrois ont fait un nombre considérable de victimes, y compris des milliers de civils hors des zones de combat. Il faut y ajouter le nombre, impossible à déterminer, des exécutions sans jugement, probablement beaucoup plus nombreuses, mais qui ont laissé moins de traces, des soldats considérés comme « fuyards », qui avaient refusé un ordre, ou pour toute autre raison. Dès la bataille de la Marne, l’ordre de « fusiller les fuyards » a été donné par le commandement. Sans compter les ordres de « missions suicides » donnés par des officiers dans le but de se débarrasser de soldats récalcitrants. A cet égard, le cas des exécutions sommaires dans les troupes coloniales, particulièrement nombreuses, doit être tout spécialement examiné. C’est à propos des tirailleurs d’Afrique du nord qu’on trouve dans les archives un ordre écrit explicite de tirer au sort dix hommes et de les faire fusiller, approuvé par écrit par le général Foch et exécuté le 15 décembre 1914. C’est un tabou qui reste à lever. Et les soldats étrangers de l’armée française qu’étaient les légionnaires ont été traités avec une particulière violence et victimes de décimations extrajudiciaires. L’essentiel des condamnations, surtout celles effectivement exécutées, datent des quatre premiers mois du conflit et non de la répression des mutineries de 1917. Et il ne faut pas oublier qu’un grand nombre de civils, le plus souvent accusés d’espionnage, ont été tués sur le champ ou jugés et condamnés. La demande de réhabilitation des victimes des tribunaux militaires a été relancée, en France, par les décisions récentes intervenues dans d’autres pays. En Nouvelle-Zélande, en 2000, un « pardon » a été proclamé pour les 5 fusillés ; de même, au Canada, pour les 23 fusillés. En Grande Bretagne, un « pardon global » a été accordé en 2006 pour les 306 soldats condamnés à mort aux motifs de désertion ou lâcheté – le mot anglais « pardon » recouvrant à la fois le sens des mots français « grâce », « amnistie », « réhabilitation » et « pardon » – ; en Irlande, un « pardon » a été accordé aux 26 soldats irlandais « shot at dawn » . Mais ce « pardon » s’est limité à ceux qui étaient l’objet de certaines infractions au code militaire (désertion et lâcheté) et a exclu les hommes condamnés pour d’autres raisons, en particulier pour désobéissance ou mutinerie.   « Espion traître à son pays », octobre 1914 (© Historial de Péronne). Beaucoup de civils ont été victimes d’exécutions sommaires. Les affaires Chapelant, de Vingré, de Souain et de Flirey En France, des affaires emblématiques ont particulièrement mobilisé l’opinion. Le cas du sous-lieutenant Chapelant est l’un d’entre eux. En octobre 1914, dans la Somme, il s’est retrouvé entre les lignes, puis, dans la confusion des combats, s’est trouvé, un moment, prisonnier des Allemands. Touché gravement à la jambe par une balle française, il a été retrouvé, un peu plus tard, inconscient et blessé. Accusé de « capitulation en rase campagne », il a été condamné à mort et fusillé, attaché sur un brancard. Saisie par le père de cet officier, la LDH a effectué une enquête approfondie, dans la grande tradition des dreyfusards, et conclu qu’il était innocent. A Vingré, dans l’Aisne, en novembre 1914, des hommes du 298e régiment d’infanterie se sont repliés face à une attaque soudaine. Six d’entre eux, tirés au sort, ont été jugés en conseil de guerre, condamnés à mort et fusillés. A Souain, dans la Marne, en mars 1915, les soldats de la 21e compagnie du 336e régiment d’infanterie, épuisés par les combats, ont refusé de sortir de la tranchée pour attaquer le village. 24 hommes ont été traduits en conseil de guerre, dont quatre caporaux ont été condamnés à mort et fusillés. A Flirey, en Lorraine, en avril 1915, la 5e compagnie du 63e régiment d’infanterie, qui venait de prendre part à une dure offensive et d’être ramenée au cantonnement, avait été désignée pour être en tête d’une nouvelle attaque, mais les hommes ont refusé de sortir de la tranchée. Six hommes ont été désignés pour une cour martiale, dont quatre condamnés à mort et exécutés. Dès 1915, la Ligue des droits de l’Homme a demandé qu’il soit mis fin aux conseils de guerre spéciaux, les cours martiales, et a obtenu leur suppression par une loi du 28 avril 1916 qui a mis fin définitivement à leur fonctionnement. Dès l’annonce de certaines exécutions, des familles se sont adressées à LDH, comme le père du sous-lieutenant Chapelant ou la veuve du caporal Maupas, un instituteur de la Manche, l’un des « caporaux de Souain », et elle a fait sa propre enquête. La lutte menée dans les années 1920 et 1930 En 1920, 1921 et 1922, la LDH multiplie les interventions auprès du ministre de la Guerre, fait poser des questions écrites par des députés. Des jugements sont cassés par la Cour de cassation, telles les condamnations à mort par contumace pour désertion de deux soldats en réalité faits prisonniers par une patrouille allemande et libérés à la fin de la guerre. Le 29 avril 1921, une loi d’amnistie, portée par le président de la LDH, Ferdinand Buisson, efface les condamnations dans un certain nombre de cas et assouplit le mode de saisine de la Cour de cassation. La Ligue fait voter en 1924 une loi permettant de déclarer innocents des soldats exécutés sans jugement. Elle en fait bénéficier les civils fusillés sommairement. Des réhabilitations sont obtenues : en 1921, les six fusillés de Vingré ; l’année suivante, Lucien Bersot. Son cas avait frappé les esprits : en février 1915, son pantalon étant hors d’usage, ce soldat en avait vainement sollicité un autre de son sergent ; il est traduit en conseil de guerre, condamné à mort et exécuté. Des civils sont réhabilités. Les sous-lieutenants Herduin et Millant – tous deux fusillés sans jugement, en juin 1916, dans l’enfer de Verdun, sur ordre du commandement, pour avoir, ordonné le repli des quelques dizaines de survivants épuisés de leur bataillon. A la bataille législative et juridique, s’est ajoutée l’action autour de la question de la sépulture des soldats et de l’inscription de leur nom au monument aux morts. Un monument aux six de Vingré est inauguré en novembre 1925, dans le champ même où ils avaient été fusillés. Des tombes des fusillés étaient régulièrement fleuries. Blanche Maupas, soutenue par la LDH, livre bataille en 1922 pour l’inscription du nom de son mari sur le monument aux morts de l’Ecole normale. Une manifestation importante a lieu en août 1923 à l’occasion des obsèques solennelles de Théophile Maupas dans sa commune, et un monument est érigé dans le cimetière en l’honneur des « caporaux de Souain ». La LDH poursuit la lutte, en particulier, pour les cas des « caporaux de Souain » et des fusillés de Flirey, emblématiques d’une catégorie de victimes : ceux qui ont refusé d’exécuter des ordres de leurs supérieurs et qui, dans la logique des défenseurs d’une discipline militaire aveugle, étaient considérés comme des mutins. En 1926, suite à une décision défavorable de la Cour de cassation dans l’affaire des « caporaux de Souain », plusieurs députés rédigent, à l’instigation de la LDH, des propositions de loi pour une Cour spéciale de justice militaire. La Chambre des députés vote le projet en 1928, mais, en raison de l’opposition du Sénat, il ne sera adopté que le 9 mars 1932. Cette Cour peut revenir sur les jugements de tous les conseils de guerre, même si la Cour de cassation avait refusé de les annuler. Elle examine 68 cas, dont 61 condamnations militaires, 50 prononcées par les conseils de guerre ordinaires et 11 par les cours martiales et se sépare en février 1935, après avoir prononcé dans 22 cas l’annulation du jugement et l’acquittement, dont ceux des quatre « caporaux de Souain » et des quatre fusillés de Flirey.   Carte postale du monument aux fusillés de Souain dans le cimetière de Sartilly (Manche) (© Fédération de la Libre pensée de la Manche). Une lutte inachevée Le cas de la France est différent des autres pays, en particulier de la Grande Bretagne, où le combat mené dans les années 1920, soutenu par le parti travailliste, a consisté à faire abolir la peine de mort aux armées pour lâcheté ou désertion et a abouti en 1930. Mais les injustices individuelles n’ont pas été portées sur la place publique et le problème des réhabilitations judiciaires n’a pas été posé. Révélatrice est la comparaison des cas les plus mobilisateurs des deux pays : en France, ceux de Jean Chapelant et Théophile Maupas, et, en Angleterre, celui de Harry Farr. Chapelant a été l’objet d’une campagne immédiate de ses compagnons d’armes et de son père, et le cas de Maupas a été popularisé par sa veuve et ses collègues instituteurs. Tandis qu’Harry Farr, fusillé pour l’exemple à 25 ans, dans la Somme, le 18 octobre 1916, au motif de lâcheté – en réalité, il était mal rétabli d’une hospitalisation de 5 mois pour un shell shok, un choc traumatique, clairement diagnostiqué –, a été désavoué par son père ; et sa femme n’a pas osé le défendre publiquement et n’a fait part à leur fille de sa conviction de son innocence que quarante ans plus tard. Et, contrairement à la France, les cas de condamnations pour désobéissance ou rébellion – du type des « caporaux de Souain » qui ont refusé d’obéir à un ordre – n’ont pas été soulevés. Mais la campagne pour la réhabilitation des shot at dawn a fini par obtenir des résultats : l’inauguration d’un National Memorial Arboretum à Alewas, dans le Staffordshire, en juin 2001, et surtout l’annonce du « pardon global » et le vote d’une loi qui a effacé les condamnations pour désertion ou lâcheté – le nombre de 306 correspondant aux condamnés pour ces motifs. C’est dire que le « pardon » britannique a couvert l’ensemble des cas comparables à ceux qui ont été cassés en France dès les années 1920, et que les refus d’obéir à certains ordres, comparables à ceux des « caporaux de Souain » ou des fusillés de Flirey assimilables à de la rébellion, réhabilités en France entre 1932 et 1935, n’ont pas été inclus dans ce récent « pardon ». En France, le combat n’est pas achevé. Moins de 1/10 des soldats fusillés après condamnation ont été réhabilités. L’un des premiers cas que la LDH a défendu, l’affaire Chapelant, n’a pas encore pu aboutir, à ce jour, à une réhabilitation. Et certaines affaires tout aussi scandaleuses que d’autres rendues célèbres dorment encore dans les archives de la justice militaire. Le cas des troupes coloniales Parmi les victimes des exécutions de la grande guerre, ce sont les troupes coloniales qui ont fait l’objet de la répression la plus brutale. L’un des rares cas de trace écrite d’un ordre d’exécution extrajudiciaire de soldats tirés au sort que les archives militaires ont conservé est celui de douze hommes du 5e régiment de tirailleurs algériens en septembre 1914. Ce régiment était composé d’engagés indigènes d’Algérie. Le général commandant la 73e brigade a écrit au général commandant la 37e division d’infanterie, le 23 septembre 1914 : « Les unités de tirailleurs se sont comportées aujourd’hui d’une façon navrante […]. J’ai tué de ma main 12 fuyards et ces exemples n’ont pas suffi à faire cesser l’abandon du camp de bataille par les tirailleurs » . A cet acte, qui correspond aux instructions de l’état-major vis-à-vis des fuyards, ses supérieurs n’ont rien trouvé à redire. Pourquoi ce nombre de douze ? Il représente le dixième de l’effectif d’une compagnie, c’était une « décimation ». Les tirailleurs tunisiens, dont quatre bataillons ont été engagés en décembre 1914 sur le front de l’Yser, au sein de la 38e division d’infanterie, en ont, eux aussi, été l’objet. Ils avaient manifesté leur refus d’embarquer à Bizerte, estimant qu’ils ne pouvaient pas être contraints à aller combattre en Europe, et leur mouvement avait été réprimé. Engagés néanmoins sur le front des Flandres, la guerre de tranchées dans la boue et le froid n’a fait que renforcer leur refus d’y participer. Suite au refus d’une compagnie de participer à une offensive, une note du général Foch, adjoint au commandant en chef des armées, ordonne : « qu’on prenne immédiatement des sanctions : les meneurs ou 10 hom[mes] tirés au sort dans la c[ompagn]ie qui a refusé de se lever et qu’on les passe par les armes, dans un autre corps ». Le 15 décembre 1914, le général commandant la compagnie ordonne à son tour : « Mes ordres portent qu’il soit tiré au sort un tirailleur sur 10 de la compagnie qui a refusé de marcher, sans préjudice des instigateurs de ce refus d’obéissance, s’ils venaient par la suite à être connus, que les tirailleurs désignés par le sort soient promenés devant le front avec un écriteau portant en français et en arabe le mot “lâche”, qu’ils soient fusillés aussitôt après ». L’exécution a lieu le 15 décembre : on a fait fusiller 10% des hommes de la 15e compagnie du 8e tirailleur. « L’exécution a, paraît-il, fortement impressionné les tirailleurs et on pense qu’elle aura un effet salutaire. C’est une compagnie de zouaves qui en a été chargée » . Un autre document rapporte : « Les dix tirailleurs désignés par le sort ont été fusillés après les formalités prescrites […]. Un ordre en arabe a été lu aux tirailleurs pour leur expliquer les motifs de la décision du général  » . Et un rapport du général commandant la 38e division d’infanterie mentionne aussi l’exécution .   Gilles Manceron à Craonne, le 17 mai 2008 (© Fédération nationale de la libre pensée). Un combat à poursuivre aujourd’hui Pour la Ligue des droits de l’Homme, la lutte pour la réhabilitation des victimes des tribunaux militaires se situe dans la continuité des luttes passées. Elle ne peut être un simple prétexte à un discours général contre l’armée ou contre la guerre, c’est un combat pour le droit et la justice. Quelles sont les questions qu’il commande de soulever aujourd’hui ? les initiatives qui reviennent aux associations et aux collectivités locales de promouvoir ? Faut-il se tourner vers l’Etat ? Et, dans ce cas, quelles demandes lui adresser ? La reconnaissance de l’arbitraire particulier exercé à l’encontre des troupes coloniales constitue certainement l’un des enjeux du 90e anniversaire de 1918. Ces hommes ne doivent pas rester des victimes anonymes. La logique des « monuments aux morts du village », où n’apparaissent que les soldats nés en France, conduit à occulter de la mémoire nationale les noms des dizaines de milliers de soldats coloniaux morts pour la France. C’est aux historiens et aux associations qui se préoccupent de cette histoire de travailler à ce que le sort de ces victimes soit connu et que leur mémoire réintègre la mémoire collective. Une responsabilité revient aux collectivités locales. Certaines ont accompli un travail important, comme la Région Picardie et tout particulièrement le département de l’Aisne qui a fait des fusillés de Vingré des citoyens d’honneur du département. Dans la mesure où des demandes sont à formuler à l’intention des plus hautes autorités de l’Etat ou du Législateur, celles-ci doivent d’abord porter sur deux points essentiels : la facilitation de l’accès aux archives et la réintégration de ces épisodes dans la mémoire nationale. Les archives militaires se sont refermées depuis le début des années 2000, en contradiction avec la période précédente où les archives du Service historique de l’armée de terre (SHAT) s’étaient ouvertes quand le général André Bach les dirigeait. Les entraves au travail des chercheurs ont tendance à se multiplier. Le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale en mai 2008 ne va pas, non plus, dans le bon sens. Au moment où les derniers des combattants de la grande guerre ont disparu, il faut donner aux chercheurs un libre accès aux archives de ce conflit, la question concerne tous les citoyens. Il faut aussi demander la réintégration de ces victimes de condamnations ou d’exécutions dans la mémoire nationale. A Craonne, le 5 novembre 1998, Lionel Jospin avait dit son souhait que les soldats « fusillés pour l’exemple », « épuisés par des attaques condamnées à l’avance, glissant dans une boue trempée de sang, plongés dans un désespoir sans fond », qui « refusèrent d’être sacrifiés », victimes « d’une discipline dont la rigueur n’avait d’égale que la dureté des combats […] réintègrent aujourd’hui, pleinement, notre mémoire collective nationale ». Le contexte de la cohabitation de l’époque a fait que cette déclaration a déclenché des polémiques, encouragées par le titre que Le Monde avait mis en publiant l’information, qui ne donnait pas une image exacte des propos tenus : « La République honore les mutins de 1917 » (7 novembre 1998). Mais, dix ans plus tard, il conviendrait que les plus hautes autorités de la République reprennent à leur compte le contenu de ces propos. C’est le sens du vœu du Conseil général de l’Aisne, adopté à l’unanimité le 16 avril 2008. Il estime justement que « sans chercher à réécrire l’histoire ou à l’instrumentaliser, peut venir, après le temps des tabous et des polémiques, le temps d’une mémoire apaisée ». Et il « invite solennellement la République française à prendre, dans la générosité qu’elle doit à ses enfants, et à l’occasion du 90e anniversaire de la fin de la grande guerre, la décision de reconnaître les soldats condamnés pour l’exemple comme des soldats de la grande guerre à part entière, comme des poilus comme les autres, de façon à permettre que leurs noms puissent être légitimement inscrits sur les monuments aux morts des communes de France, à la demande de leurs familles ou des associations et collectivités concernées ». En même temps, même près d’un siècle plus tard, la question de la révision judiciaire de certaines condamnations iniques dont des innocents ont été victimes doit être posée. Il est scandaleux, par exemple, que la condamnation à mort du sous-lieutenant Chapelant n’ait pas été cassée. Son cas, qui est, on l’a vu, l’un des premiers à avoir été défendu par la Ligue, et aussi la principale source, avec l’affaire Maupas, du film de Stanley Kubrick Les Sentiers de la Gloire, est emblématique des pires injustices commises à l’époque. Sa condamnation doit être cassée, comme il faut aussi réexaminer les 37 cas pour lesquels la Cour spéciale qui a siégé de 1932 à 1935 n’a pas levé les condamnations. Une instance judiciaire ad hoc doit être installée par une nouvelle loi. D’autres dossiers concernant des cas qui n’avaient pas donné lieu à une campagne publique ni été présentés devant la Cour spéciale de justice militaire, mais que des travaux récents d’historiens ont permis de connaître, doivent aussi pouvoir être présentés. L’enjeu du 90e anniversaire de 1918 Afin de cesser d’occulter ces faits de la mémoire de la grande guerre, il est essentiel d’être vigilant par rapport à la commémoration des 90 ans de l’armistice. Le président de la République a chargé un historien de la première guerre mondiale, Jean-Jacques Becker, de faire des propositions pour cette commémoration. Il a rendu un rapport qui ne laisse pas d’inquiéter. Il propose de mettre au cœur de la commémoration l’idée du « sacrifice » des soldats. Le terme de sacrifice – qui revient à huit reprises dans le rapport et relève du vocabulaire religieux – suggère un renoncement volontaire, il introduit l’idée que les soldats auraient librement consenti à la guerre, donné leur vie délibérément, et, selon les termes mêmes du rapport, été « les combattants conscients » de cette guerre et non pas « de simples victimes ». C’est une critique à peine voilée de certains travaux historiques – ceux de « l’école historique de Craonne » et de groupes de chercheurs comme le CRID 14-18 . Ce n’est pas pour surprendre de la part d’un historien qui avait été très critique au moment des déclarations de Lionel Jospin en 1998 : dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles, qui titrait « Jean-Jacques Becker : Il n’y eut aucun fusillé pour l’exemple », il déclarait : « Il n’y eut pas de caractère exemplaire donné à ces exécutions. Il n’y eut ni exécution sommaire ni décimation qui relèvent de l’ordre du fantasme […]. Ceux qui ont été fusillés avaient commis des actes graves en période de guerre ». Déclarations surprenantes, compte tenu de tout ce qui a été rapporté ici… S’il suit une telle orientation, le 90e anniversaire de la fin de la première guerre mondiale risque d’être l’occasion d’une nouvelle instrumentalisation de l’histoire. La manière dont la mort, en mars 2008, du “ derniers des poilus ”, Lazare Ponticelli, a été marquée par des obsèques officielles incite à le craindre. Face à une histoire bling-bling qui risque de devenir une histoire clairon, une histoire bleu-horizon et une histoire cocorico, nombreux sont les historiens, les enseignants et tous les citoyens qui préfèreront poser les bases d’une connaissance véritable du premier conflit mondial et d’une réflexion critique sur son histoire. Gilles Manceron    
 

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Mon, 14 Jul 2008 08:31:00 +0200 http://www.pcf06.com/article-21220259.html
<![CDATA[Images de la Fête du Château]]> http://www.pcf06.com/article-21094834.html
La fête du Château : un grand cru !

Encore une superbe fête !












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Tue, 08 Jul 2008 23:23:00 +0200 http://www.pcf06.com/article-21094834.html
<![CDATA[Aéroport de Nice : garder le cap sur le service public]]> http://www.pcf06.com/article-20939958.html Noël ALBIN - Marius PAPI - Francis TUJAGUE - Jacques VICTOR


Le gouvernement Raffarin, par la voix du Ministre des Transports Gilles de Robien, et sous la pression d’un lobby, constitué par 14 Chambres de Commerce et d’Industrie gérant des aéroports, baptisé « Comité National d’Action pour la mise en place de sociétés aéroportuaires », avance, sous couvert d’harmonisation européenne, des propositions qui ne manquent pas de nous inquiéter sur leurs conséquences quant au devenir d’équipements si essentiels pour l’aménagement du territoire. Le salut serait donc dans la création de sociétés dont le capital pourrait être ouvert à des investisseurs privés et qui en finirait avec le statut public des aéroports et remettrait aussi en question le statut des personnels. Nice figure sur la liste des sites susceptibles d’être privatisés, ainsi que le confirme l’interview accordée par le président de la C.C.I.N.C.A. Francis Perugini à « Nice-matin » le 23 septembre dernier.

Nous avons tout lieu de craindre ce type de perspective quand nous constatons les résultats d’une gestion qui a conduit trop souvent à une privatisation de facto de l’aéroport, bien que les C.C.I. soient des Etablissements Publics.

Le parti pris de la C.C.I.N.C.A. de privilégier envers et contre tout les opérateurs privés face au pôle public regroupé autour d’Air France n’aura pas contribué à un plus grand désenclavement de notre département et aura entraîné des coûts sociaux considérables pour nos populations, à l’exemple du sort d’Air Littoral ou d’AOM-Air Liberté.

La volonté de jouer à tout prix la carte des « low-cost »( compagnie à prix « cassés ») trouve aujourd’hui ses limites :

  • La santé financière de ces entreprises s’avère très précaire, voir le cas Aeris, et entraîne des incertitudes certaines sur la qualité de la desserte de la plate-forme aéroportuaire de Nice.
  • Ensuite les conflits sociaux s’aiguisent, la précarité et le recours systématique à des sous-traitants pour l’assistance au sol débouchant sur un ras-le-bol des salariés. C’est le cas actuellement pour Easyjet, dont la recherche effrénée de réduction des coûts trouve aujourd’hui son corollaire, alors que le service rendu au client se réduit à sa plus simple expression.

Moins de services, moins d’emplois et moins de dessertes, ce serait donc ça le progrès !
Et l’on voudrait nous faire croire maintenant que les mêmes recettes appliquées à la gestion de l’aéroport  seraient la panacée !

Nous estimons au contraire qu’il faut que la mission de service public des aéroports soit réaffirmée dans le cadre d’une nouvelle organisation qui impose un cahier des charges strict et ne laisse pas les mains libres à ceux qui ne se préoccupent que du seul profit à court terme.
Les incidences du devenir d’un tel équipement sont trop importantes sur des domaines aussi importants que l’aménagement du territoire, le désenclavement, la sécurité, l’environnement et l’emploi pour les laisser tributaires d’appétits financiers.

Les habitants de notre département, qu’il s’agisse des usagers ou des riverains, et les entreprises pénalisées par les turbulences relatives au nombre et à la variété des dessertes au départ de Nice, ont tout à gagner à ce que soit renforcés le  caractère public de la gestion des aéroports et les garanties correspondantes.

Nous resterons vigilants quant à l’évolution de ce dossier qui permet aussi de constater les dégâts d’une construction européenne que la constitution en débat voudrait enfermer dans un carcan ultra-libéral de mise en concurrence effrénée et systématique.
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Wed, 02 Jul 2008 23:40:00 +0200 http://www.pcf06.com/article-20939958.html
<![CDATA[Conseil général du 30 juin : les interventions des élus communistes]]> http://www.pcf06.com/article-20939885.html
Argument contestable, puisque non seulement tel n’était pas l’objet de cette élection partielle, mais qu’en plus le périmètre de l’O.I.N. est loin de se résumer à la seule 5ème circonscription et que le très faible taux de participation devrait pour le moins inciter à plus de modestie.

Le Président du Conseil Général a cru bon de mettre en doute les chiffres avancés par Jacques VICTOR dans son intervention, or ils proviennent du Compte Administratif et du Ministère des Finances ce que tout un chacun peut d’ailleurs vérifier.

Voir l'intervention de Jacque Victor sur l'O.I.N.

Concernant le devenir de l’aéroport de Nice, Noël ALBIN a rappelé la position du groupe communiste à ce sujet, exprimé lors d’un communiqué dont une copie est jointe.

Francis TUJAGUE, tout en se félicitant de voir enfin formalisé un partenariat entre l’Etablissement Public Foncier Régional, longtemps défendu par le groupe communiste face à la majorité départementale, s’inquiétait de ne pas voir les projets à dimension locale définis comme éligibles, contrairement à ceux de dimension nationale et régionale et demandait que cette précision soit apportée dans la convention. L’exécutif choisissant d’ignorer cette proposition, le groupe communiste s’abstenait.

Concernant les dossiers d’aide sociale, Noël ALBIN déplorait, au nom du groupe, qu’un document aussi important que le nouveau règlement départemental d’aide et d’action sociale soit présenté à la sauvette, en annexe d’un dossier de moindre importance, alors qu’il concerne l’une des compétences majeures du Conseil Général. L’absence de nouveaux moyens concernant notamment la Prévention Spécialisée, l’introduction de dispositifs tels que le contrat de responsabilité parentale s’attaquant aux familles déjà en situation de grande vulnérabilité, et de nouveaux transferts de compétences non financés tels que la Protection Juridique des Majeurs constituaient quelques points soulevés. Il en profitait pour rappeler les propositions déjà maintes fois exprimées par le groupe communiste sur la Prévention Spécialisée :

    * élargissement des zones couvertes au moyen pays

    * renforcement des effectifs par secteurs

    * allongement de la durée des conventions avec les associations intervenantes

    * tenue d’Assises de la Prévention Spécialisée

Le groupe communiste était pourtant le seul à voter contre ce nouveau règlement départemental et s’abstenait sur les autres dossiers. ]]>
Wed, 02 Jul 2008 23:35:00 +0200 http://www.pcf06.com/article-20939885.html
<![CDATA[Interventions des élus communistes au Conseil Municipal du 27 juin08]]> http://www.pcf06.com/article-20916555.html Wed, 02 Jul 2008 08:50:00 +0200 http://www.pcf06.com/article-20916555.html <![CDATA[CANCA : demande d'audit sur le coût de la distribution et de la production de l'eau potable]]> http://www.pcf06.com/article-20802962.html

Il faut remercier les gestionnaires des réseaux publics d’eau potable. Les documents qui nous ont été fournis sont bien faits avec une multitude d’informations utiles.

Ceci étant dit, les chiffres qui nous sont donnés, en particulier par la Société VEOLIA, sont représentatifs de l’activité générale du service rendu et de son évolution économique.

Mais ce ne sont pas les comptes qui ont la rigueur et la précision que l’on attend habituellement dans les comptes rendus financiers remis par les entreprises au fisc.

Quand on paie un service, il me paraît normal de connaître de façon précise le détail de ce service.

- Où trouve-t-on le nombre de mètres cubes d’eau produit par site de production ?
- Les frais de production ne sont pas communiqués
- Le coût des prestations techniques par branchement abonné n’est pas communiqué
- Le coût de gestion des abonnés n’est également pas communiqué et ainsi de suite sur d’autres postes clés qui permettraient aux élus des communes de mieux comprendre quel est le coût de production et de distribution de l’eau sur leur commune et ainsi de mieux juger de la pertinence du prix de l’eau que paient les abonnés.

Il me paraît utile de proposer à l’assemblée d’engager un nouvel audit sur le coût de la production et de la distribution de l’eau potable sur le territoire de la CANCA.
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Fri, 27 Jun 2008 18:19:00 +0200 http://www.pcf06.com/article-20802962.html
<![CDATA[CANCA : le passage en communauté urbaine à marche forcée, au détriment la démocratie]]> http://www.pcf06.com/article-20802811.html
Michel Santinelli a exprimé le point de vue des élus communistes sur ce sujet :

"Les structures de notre République sont nées de siècles de luttes pour la démocratie et le contrôle citoyen des décisions du pouvoir central.

Elles ont contribué à briser l’autoritarisme féodal, à libérer les structures économiques et a créer les bases communales et départementales pour l’exercice d’un pouvoir démocratique et social.

Certes, aujourd’hui, les besoins des populations ont évolué, les conditions de la production économique ont changé, les déséquilibres que nous connaissons entre les communes en terme de population et de besoins ont contribué à développer des coopératives intercommunales pour lesquelles je suis très favorable.

Mais aujourd’hui, je ne me réjouis pas de la précipitation avec laquelle va être réformée en profondeur l’organisation de nos collectivités communales.

Qui peut se satisfaire de l’adoption d’un projet qui va transférer de façon rigide des compétences essentielles de nos communes à une structure encore plus éloignée du citoyen, répondant ainsi à une demande d’uniformisation voulue par l’Europe et tout cela sans un vaste débat populaire. Certainement pas l’élu que je suis !

Si les communes sont le creuset de la citoyenneté à la française et le lieu privilégié du développement d’un service public de proximité, il est regrettable de constater que le caractère volontaire de la coopération intercommunale est fortement remis en cause en attribuant autoritairement des compétences importantes à la communauté urbaine, sans que les communes participantes aient  choisi le contenu de leur coopération.

Non seulement les communes sont dessaisies de nombreuses prérogatives, mais les citoyens eux-mêmes se trouvent éloignés des lieux où se prennent les décisions.

Les dispositions fiscales et incitatives annoncées s’apparentent davantage à des redéploiements de moyens qu’à des ressources nouvelles.

Cela ne durera qu’un temps.

Attaché à la démocratie et aux valeurs de la République, je voterai contre ce projet qui légitime la supracommunalité au détriment des libertés communales et à la démocratie locale."

La délibération a été présentée à la CANCA trois mois après les élections municipales. Mais à aucun moment le débat n'a eu lieu sur ce sujet pendant la campagne électorale. Cela augure bien mal du fonctionnement démocratique de la future communauté urbaine.

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Fri, 27 Jun 2008 18:14:00 +0200 http://www.pcf06.com/article-20802811.html
<![CDATA[Nice : remédier aux incohérences de la ligne 1 du tramway]]> http://www.pcf06.com/article-20618232.html
Succès d’autant plus important que le tracé de la ligne 1 réalise  l’exploit (!) de passer à proximité de la ligne de Chemins de fer de la Provence et sous les lignes de la SNCF (2 fois) sans aucune connexion !!

Tout en engageant la consultation pour la ligne 2 du tramway, et la nécessaire prolongation de la ligne 1 jusqu’à la Trinité,  nous proposons de remédier immédiatement aux incohérences de la ligne 1.

- La ligne 1 passe à 400 m de la gare des CP. L’effort de modernisation, et de sécurisation, de la ligne déjà financé par la Région, le Département, et l’Europe à hauteur de 55 millions d’euros doit s’accompagner d’une véritable volonté de la ville de Nice et de la Canca de faire du « quai à quai ». Nous invitons le Maire de Nice à donner son accord pour que rapidement la ligne des CP puisse se prolonger jusqu'à la ligne de 1 du tramway, permettant ainsi une connexion directe.

- De même, le terminus actuel du tram au Pont Michel est situé à quelques mètres de la ligne SNCF Nice-Breil, sans connexion possible. La mise en place d’un arrêt sur cette ligne doit être réalisé rapidement pour désengorger la circulation dans la vallée du Paillon et les quartiers Est de Nice.

Emmanuelle Gaziello, Robert Injey
Conseillers municipaux de Nice ]]>
Fri, 20 Jun 2008 17:22:00 +0200 http://www.pcf06.com/article-20618232.html